Historique

Un demi siècle d’existence

Harald Heckmann* (traduit par Michaëla Rubi**)

Il y a cinquante ans, plus exactement en juin 1951, était fondée officiellement à Paris l'Association Internationale des Bibliothèques Musicales (AIBM). Une occasion de se souvenir?

Pour quelqu'un qui a connu les personnes actives à cette époque et leur a parlé - aux Blume, Fédorov, Halm, Zehntner, Azedevo, Torrefranca, Schmieder, Hill, King, et aux autres - la lecture de ce témoignage des premières années de notre association évoquera des souvenirs bien vivants.

Les prémices de la création de cette association se situent deux ans plus tôt, par conséquent très peu de temps après la fin de la seconde guerre mondiale. En 1949, à l'occasion d'un jubilé, l'Accademia nazionale Cherubini de Florence, fondée en 1811, avait organisé un congrès réunissant des musicologues, bibliothécaires spécialisés et professionnels des musées musicaux. La cérémonie inaugurale eut lieu le 27 octobre dans le remarquable Palazzo Vecchio. Soixante personnes de 12 pays participaient à ce «Premier congrès des Bibliothèques Musicales».

L'atmosphère d'un congrès d'après guerre tel que celui-ci nous est restituée grâce à un compte-rendu contemporain le décrivant en ces termes: «L'hospitalité? permit également la participation d'invités de pays appauvris tels que l'Allemagne ou l'Autriche?. Les participants étaient issus exclusivement de pays européens et de deux pays d'outre-mer [à savoir les USA et l'Australie!]? Au départ, seuls l'italien et le français étaient admis comme langues officielles. Que tous aient accepté sans mot dire que les allemands fassent leurs exposés et votent dans leur langue maternelle n'en parut que plus sympathique. Enfin, le fait que la présidence des sessions d'ouverture et de clôture ait été confiée au professeur Blume témoigne de l'état d'esprit véritablement ouvert et humain de l'hôtesse, dont a été imprégné tout le congrès».1

Malgré des conditions difficiles, le besoin d'un congrès était dicté par la situation particulière à laquelle se trouvait confronté le monde de la musicologie quatre ans et demi après la fin de la seconde guerre mondiale.

Dans de nombreux pays, les ravages causés par la guerre avaient touché la transmission du patrimoine musical. De nombreuses bibliothèques étaient détruites, les fonds décimés. On déplorait également une dispersion des forces liée à la rupture des contacts internationaux causée par la guerre et, dans le cas des grandes dictatures, déjà provoquée systématiquement avant la guerre.

D’un autre côté, il s’agissait d’appréhender les modifications positives intervenues dans le monde de la musicologie et celui des bibliothèques: les Etats-Unis d’Amérique demandaient énergiquement la parole. Jusque dans les années trente, les USA passaient aux yeux des fiers observateurs d’Europe occidentale pour un «pays en voie de développement», sans qu’il soit tenu compte du travail significatif de pionniers comme John S. Dwight, Alexander W. Thayer, Oscar Sonneck ou Otto Kinkeldey. Ce point de vue devait changer radicalement à l’issue de la guerre, lorsque les USA se révélèrent être un pays dont les bibliothèques et la recherche musicologique connaissaient un épanouissement inattendu. L’exode massif des européens après 1933, et notamment de l’intelligentsia allemande, dont la majorité avait trouvé aux USA une nouvelle patrie et de nouvelles opportunités professionnelles, n’est d’ailleurs sans doute pas étranger à cette évolution. Cet immense essor a également puisé ses sources dans les importantes collections musicales ainsi que dans le réseau remarquablement structuré et développé des bibliothèques musicales, elles-mêmes déjà réunies depuis 1931 au sein de la Music Library Association qui reste, aujourd’hui comme hier la plus importante dans son genre.

Tous ces éléments doivent être pris en compte si l’on veut comprendre l’élan enthousiaste qui habitait les acteurs du congrès de Florence. Aucun souhait ne leur était plus cher que l’internationalisation de la recherche musicologique et parallèlement d’initier la coopération des bibliothèques musicales du monde entier. Ils voulaient faire le bilan de la situation et se lancer dans une aventure commune fédérant toutes les énergies.

L’aspect «international» de ce premier congrès mondial était en réalité relativement limité. Pour des raisons historiques, il ne concernait essentiellement que les pays européens et les Etats-Unis et pour des raisons politiques, excluait les pays dits du bloc de l’Est. Ces deux éléments donnent d’ailleurs toujours du fil à retordre à notre association. Une troisième lacune, à savoir le rôle quasiment inexistant des femmes dans l’association, n’était absolument pas prise en compte à l’époque, mais a été heureusement totalement comblée depuis.

Les thèmes abordés lors du congrès de Florence, au nombre de trois, étaient très concrets:

  1. Catalogage de sources musicales comme base d’un inventaire des documents encore disponibles après la grande cassure de la guerre ;
  2. Création dans chaque pays d’institutions centrales dont la mission était de fixer les fonds nationaux sur supports photographiques afin de se prémunir contre de nouvelles pertes et de les mettre à disposition des chercheurs sous forme de microfilms ;
  3. Remaniement approfondi du répertoire des sources de Robert Eitner édité entre 1900 et 1904 (avec des compléments en 1913 et 1916) sous le titre de Biographisch-bibliographisches Quellenlexikon der Musiker und Musikgelehrten aller Zeiten der christlichen Zeitrechnung bis zur Mitte des 19. Jahrhunderts et qui, après les grandes modifications évoquées s’avérait insuffisant pour répondre aux exigences de l’après-guerre.

Ce thème d’une réédition du grand Eitner avait déjà été abordé quelques mois plus tôt par le chercheur Hans Albrecht, de Kiel, lors du premier congrès de l’association internationale de musicologie à Bâle; indépendamment, Vladimir Fédorov relança le sujet à son tour à Florence. Il s’agissait en quelque sorte d’un sujet flottant «dans l’air du temps» tout comme la grande idée de la coopération internationale.

Cependant, lorsque quelque chose est dans l’air du temps, il est nécessaire que des personnalités sensibles et déterminées soient à même d’en reconnaître les signes et de saisir le moment propice. De telles personnalités se trouvaient réunies à Florence. Au nombre des participants comptaient le bibliothécaire Vladimir Fédorov de Paris (48 ans) ainsi que le musicologue allemand Friedrich Blume de Kiel (56 ans) qui se rencontraient pour la première fois. Cette rencontre eut des conséquences heureuses pour la recherche sur les sources musicologiques et pour les bibliothèques musicales de tous les pays. Florence avait fait jaillir l’étincelle pour chacune de ces deux personnalités, le besoin d’une collaboration internationale était devenu évident et l’on n’y voyait plus seulement une utopie mais bel et bien une réalité à venir. C’est bien à Florence en 1949 qu’a germé l’idée riche de promesses et d’avenir de réunir les bibliothécaires musicaux du monde entier pour un travail commun.

Sur l’instigation de Blume, on programma pour l’année suivante un second congrès de bibliothécaires musicaux à Lüneburg. Ce congrès se tint en juin 1950 et c’est là que naquit concrètement l’idée de créer une association internationale des bibliothèques musicales. Les participants décidèrent à l’unanimité la création d’une «Société internationale des Bibliothécaires (!) Musicaux» désignée en anglais légèrement différemment par «International Society of Music Libraries». Valentin Denis fut élu président par intérim et Vladimir Fédorov secrétaire général. Fédorov était également secrétaire d’une commission de création provisoire. Mais lorsqu’on abordait le sujet de la participation des Etats-Unis, la réponse fusait: «le représentant des Etats-Unis d’Amérique n’a pas encore été désigné».2

Les Etats-Unis furent cependant bientôt représentés en la personne de Richard S. Hill que Fédorov rencontra peu de temps après Lüneburg et qui approuva le projet de création d’une association internationale avec enthousiasme: «The formation of an International Society seems to me of a paramount importance».3 Il se déclara prêt à entrer au comité provisoire de création de l’association internationale en tant que représentant de la Music Library Association (MLA).

A l’instar de ce qui s’était passé au congrès de Florence, le programme du congrès de Lüneburg avait à nouveau pour sujet central le projet d’un nouveau répertoire universel des sources musicales. Les participants en appelaient aux différents pays individuellement et présentèrent cette collaboration comme un «devoir national». Il fut décidé de présenter un plan d’ensemble à la Société Internationale de Musicologie (SIM/IGMW/IMS) et de la solliciter pour l’organisation de cette entreprise. On s’attendait à ce que la Société Internationale de Musicologie naissante soit missionnée pour la réalisation concrète du projet. En attendant, une commission de travail provisoire composée de Friedrich Blume, Vladimir Fédorov, Hans Halm, Sven Lunn, Wolfgang Schmieder et Fausto Torrefranca scella la naissance d’un «Répertoire International des Sources Musicales».

L’AIBM fut fondée officiellement exactement un an plus tard, en juin 1951, à la Maison de l’UNESCO à Paris. Cette dernière joua dans la phase de démarrage un rôle important et bénéfique caractérisé ainsi en 1959 lors de son discours d’ouverture au congrès de Cambridge par Alec Hyatt King: “UNESCO acted as a munificent foster mother to our struggling infancy”.4 L’UNESCO mit ses locaux à disposition pour les premières conférences, offrit son aide pour la formulation des statuts et finança pendant plus de deux ans le travail du secrétariat général ainsi que les travaux préliminaires du RISM.5

Des représentants de 38 pays étaient invités à ce congrès parisien mais seuls 23 se rendirent à l’invitation. Fédorov fit un compte rendu du travail du comité provisoire et présenta la première ébauche des statuts de l’association.

Une fois encore, le Répertoire International des Sources Musicales se retrouva au centre des débats puisqu’à lui seul il fit l’objet de cinq communications: celles de Friedrich Blume, Hans Zehntner, Richard S. Hill, Renée Girardon, et Nino Pirotta. Pour la première fois, les américains étaient présents en forte délégation. Y participaient Richard S. Hill, Vincent Duckles, Glen Haydon, Kenneth Levy, Kurtz Myers, Leo Schrade, Charles Seeger et Emanuel Winternitz. Richard Hill, de Washington, fut élu premier président de l’association et Fédorov secrétaire général.6

La question d’origine du vrai “père” de l’entreprise – Fédorov ou Blume – a été bien discutée, chacun ayant modestement attribué ce rôle à l’autre. Blume décrit l’événement dans une lettre adressée à Fédorov à l’occasion de son soixante cinquième anniversaire: «Un succès aussi exceptionnel et aussi retentissant… n’aurait pas été imaginable si vous n’aviez créé l’AIBM en 1950 avec succès (certes… avec l’aide d’amis compréhensifs)».7 Plus tard, à la mort de Blume, Fédorov écrira: «Nous le rencontrons pour la première fois au Congrès mondial des bibliothécaires de musique à Florence (1949). Ce musicologue s’intéresse déjà à la vie des bibliothèques et des bibliothécaires et soutient énergiquement la suggestion du délégué de l’UNESCO (Luis Heitor Corréa de Azevedo) de songer à former une association de bibliothèques musicales. C’est lui-même qui organise notre second congrès, celui de Lüneburg (1950), et prend tout de suite nos destinées en mains. Avec son aide et sous sa surveillance une «Commission provisoire» est nommée…. L’initiative venait de Friedrich Blume; il a permis de la concrétiser. Nous pouvons donc, sans mentir, le désigner comme le «père» de l’AIBM».8

En 1952 et 1953 parurent sous forme de cahiers individuels trois numéros d’un Bulletin d’information dont le rédacteur n’était autre que Vladimir Fédorov.9 Le premier fascicule, étroit et contenant huit pages, justifiait la mise en place d’un bulletin d’information par la nécessité d’informer en continu les membres de l’association - entre-temps ils étaient 230 - «représentant les principales bibliothèques musicales, fonds musicaux, discothèques et phonothèques musicales des vingt pays». Le Bulletin présentait la structure de l’association: le comité exécutif, le conseil d’administration et les commissions travaillant sur le catalogage, les bibliothèques de radios, les discothèques et les phonothèques musicales. Les groupes nationaux cités étaient les suivants: Belgique, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie, Suède, Suisse et Etats-Unis, en lien étroit avec la MLA.

Le bulletin suivant était plus important et comptait 32 pages dans un format plus grand. L’idée de la collection fac-similé Documenta Musicologica y est présentée et la liste des membres est accompagnée de la première «Liste sélective» d’ouvrages musicaux classés par pays.

Le troisième et dernier cahier du Bulletin contenait un article scientifique sur la collection de la bibliothèque Sainte-Geneviève à Paris et différents rapports, dont notamment des rapports sur le groupe anglais, sur la commission des phonothèques, celle des bibliothèques de radio, sur un projet de «code de catalogage» etc.

Ce cahier substantiel donne réellement l’impression d’une revue telle qu’elle paraîtra ensuite à partir de 1954 sous l’appellation Fontes Artis Musicae, deux fois par an jusqu’en 1963, trois fois jusqu’en 1975 et depuis, quatre fois, grâce au soutien financier généreux de Karl Vötterle, propriétaire des éditions Bärenreiter de Kassel. Une fois encore, c’est Vladimir Fédorov qui se chargea de la rédaction. C’est lui qui avait eu l’idée de cette publication, qui l’avait baptisée, et c’est lui qui l’a façonnée et rédigée jusqu’à ce qu’il en transmette la rédaction à Rita Benton pour le numéro 3 de l’année 1975. Cette dernière décrivit le secret de l’inépuisable puissance de travail de Fédorov pour l’AIBM par ces mots: «The unending devotion to a single ideal: international cooperation on a practical level. It is this perhaps contradictory combination of idealism and operational good sense that have made him so effective».10

La mise en place de Fontes «which forms the corner stone of the whole edifice of the Association»11 marqua la fin de la phase de création de l’AIBM/IAML/IVMB.

Le caractère particulier et la diversité intrinsèque de l’association inspirèrent à King lors de l’ouverture du congrès de Dijon à l’été 1965, les paroles suivantes: «I have belonged for some time past to a variety of learned and semi-learned societies, but I know of none which can compare over these last sixteen years with IAML in sheer diversity of interests».12

Cette louable diversité s’est accentuée parallèlement à l’augmentation du nombre des membres et des groupes nationaux de manière importante dans tous les domaines jusqu’à en devenir presque «indéchiffrable». Elle se reflète tout d’abord dans les nombreux groupes de travail et comités. Elle se reflète également dans les coopérations avec de nombreuses autres associations internationales comme l’IFLA, l’IMC, l’ICA, l’IASA, l’ISO, l’EBLIDA, IAMIC, ICOM, CIMCIM, ou la SIM. Elle se reflète également à la fois dans les projets et dans les publications, notamment la série des grands R (RISM, RILM, RIDIM et RIPM) qui sont sans doute les plus marquantes, et pour lesquelles notre association s’est rapprochée d’autres institutions scientifiques.

Tandis qu’au fil des années la forme et la structure de l’association n’ont changé que très modérément, l’image qu’elle donne à l’extérieur s’est sensiblement modifiée. Les nouvelles formes de communication à elles seules ont certainement influé sur cet aspect de l’association. Lorsque l’on considère les participants présents aux réunions annuelles et aux congrès trisannuels, il devient évident qu’elle s’est rajeunie (et féminisée) ce qui est une bonne chose et, en tant qu’organisme vivant et évolutif, lui garantit un avenir.

Les fondements de son existence, mais aussi de sa croissance, de sa capacité à évoluer et se régénérer et par là même les fondements de son avenir, on été posés il y a un demi siècle. C’est ce que doit nous remémorer cette rétrospective.

J’ai renoncé tout à fait consciemment à retracer la naissance et l’évolution de notre association de manière abstraite, en en ignorant les acteurs, comme une histoire institutionnelle et structurelle. Je ne peux la concevoir que comme l’ouvre de personnalités individuelles. Qu’un nouveau développement réponde à une nécessité objective, qu’il découle d’une opportunité ou qu’il soit dans l’air du temps, sans les personnes qui reconnaissent cette nécessité, l’exploitent et la transposent en une réalité, rien n’arrive en ce bas monde.

Sans les personnes des premières années, notre Association Internationale des bibliothèques musicales, archives et centres de documentations musicaux n’existerait pas. Et sans les nombreuses personnes qui, avec constance, ont poursuivi et fait évoluer le travail des fondateurs, elle ne serait pas aussi vivante et polymorphe, au centre de toutes les activités internationales touchant aux bibliothèques musicales, aux importants centres de collecte, de conservation, d’exploitation et de diffusion du patrimoine musical.

C’est pourquoi 50 ans plus tard, je rappelle à votre souvenir des noms tels que Friedrich Blume, Vladimir Fédorov, Hans Halm, Higinio Anglès, Richard S. Hill, Alec Hyatt King, Hans Zehntner, Sven Lunn, Kaj Schmidt-Phiseldeck, Frits Noske, Gösta Morin, Cari Johansson, John H. Davies, Charles Cudworth, Harriet Nicewonger, Virginia Cunningham, Alfons Ott, Vincent Duckles, Folke Lindberg, Geneviève Thibault (Comtesse de Chambure), Thor Wood, Karl Vötterle, Harold Spivacke, Rita Benton, Karl-Heinz Köhler, Hans Steinbeck, Heinz Werner, Wolfgang Schmieder, Yvette Fédoroff, Hermann Wassner Barry S. Brook, Simone Wallon et François Lesure. Que cette rétrospective leur soit dédiée.

 

*Directeur, Deutsches Musikgeschichtliches Archiv, Kassel (1954-1971); Conseil, Deutsches Rundfunkarchiv, Frankfurt a.M. (1971-91); Secrétaire général de l'AIBM (1962-74); Président (1974-7); “Past”-président (1977-80); Membre honoraire (1977); Président honoraire (1980); Président, RISM (1988-); et Président, Internationale Schubert-Gesellschaft (i.e. éditeur de la Neue Schubert-Ausgabe) (1997-)

**formerly of the British Library, Indexer of IAML Council minutes (1978-); Associate editor of Fontes artis musicae (1981-8); Vice-President of IAML (1986-9 );Indexer of Fontes (1995-)

 

Notes:

1 Paul Sieber, “Weltkongress der Musikbibliotheken und –Museen in Florenz, 27-30. Oktober 1949”, Schweizerische Musikzeitung [SMZ] 89 (1949), 497-9.; vgl auch “Berichte aus der Schweiz und dem Ausland: Florence”, SMZ 90 (1950): 32.

2 “Entschiessungen des Kongresses/Ordres du jour du congrès/Resolutions of the congress”, Zweiter Weltkongress 1950, ed. Hans Albrecht (Kassel, etc.: Bärenreiter, 1951): 64.

3 [Vladimir Fédorov], “Richard S. Hill in memoriam”, Fontes artis musicae 8 (1961): 1.

4 A. Hyatt King, “The music librarian and his tasks, national and international”, Fontes artis musicae 6 (1959): 49-55. The passage quoted is from p. 50 of King’s article.

5 King, “To UNESCO on its tenth anniversary”, Fontes artis musicae 3 (1956): 1.

6 Troisième congrès international des bibliothèques musicale, Paris, 22-25 juillet 1951: actes du congrès, ed. Vladimir Fédorov. Kassel, etc.: Bärenreiter, 1953.

7 F. Blume, “An Vladimir Fédorov”, Mélanges offerts à Vladimir Fédorov à l’occasion de son soixante-cinquième anniversaire, 5 août 1966, ed. Harald Heckmann and Wolfgang Rehm. Fontes artis musicae 13 (1966): 5-8. The quotation appears on p. 5 of Blume’s article.

8 Vladimir Fédorov, “La mort de Friedrich Blume”, Fontes artis musicae 22 (1975): 95-6. The quotation appears on p. 96 of Fédorov’s article.

9 AIBM/IAM./IVMB Bulletin d’Information 1 no. 1 (October 1952), no. 2 (March 1953) and 2 no. 1 (October 1953).

10 Fontes artis musicae 22 (1975): 91.

11 Alec Hyatt King, “The music librarian and his tasks, national and international”, Fontes artis musicae 6 (1959): 49-55. The quotation is from p. 50 of King’s article.

12 King, Fontes artis musicae 12 (1965): 64.

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